Qu’apprend-on en école de commerce ?

D’abord, il faut savoir que les écoles de commerce, contrairement à ce que leur nom indique, ne forment pas que des commerciaux. Les métiers de la vente vont même jusqu’à compter pour moins d’un tiers des débouchés, selon l’école.

Depuis quelques années, les écoles de commerces ont d’ailleurs tendance à changer de nom pour remplacer Commerce par Management ou pour sonner plus internationnal. Récemment par exemple, Le Groupe Sup de Co Montpellier, qui était la dernière des 14 Grandes Écoles accréditées AACSB à conserver le nom Sup de Co, a choisi de s’appeler Groupe Sup de Co Montpellier Business School à partir de 2012. Oui, c’est un peu long, mais c’est bon pour le référencement Google ;)

Il y aurait en France plus de 220 écoles de commerce. Parmi celles-ci, une petite quarantaine font partie de la Conférence des Grandes Écoles. Tous les ans, plusieurs journaux sortent leur classement des meilleures écoles : voir par exemple l’hebdomadaire Le Point et son Palmarès 2011.

Vous remarquerez qu’après trois paragraphes, je n’ai toujours pas répondu à la question initiale : qu’apprend-on en école de commerce ? N’y voyez pas là une déformation scolaire ;)

Pour être le plus concrêt possible, je vais partir de mon expérience et vous dresser la liste des enseignements qui m’ont été délivrés en cette année scolaire 2010 / 2011, en Master 1 en alternance à l’ESC Montpellier :

Semestre 1

  • CG, Contrôle de Gestion : calcul du seuil de rentabilité, calcul des coûts complets, gestion des stocks, prévision des ventes, construction de tableaux de bord
  • GSI, Gestion des Systèmes d’Information : cas d’analyse avec rédaction d’un cahier des charges, modélisation d’une base de données (cardinalités), utilisation de Microsoft Access
  • DIA, Droit International des Affaires : conventions internationales, organisation du commerce mondial, INCOTERMS
  • DIT, Droit International du Travail : contrats de travail à l’étranger, expatriation
  • Communication Média et Promotion des ventes : stratégie de communication, publicité et acquisition de trafic sur Internet, community management
  • MKG, Marketing Approfondi : tryptique Vision / Mission / Valeurs, construire de la valeur ajoutée
  • Management des Processus : norme ISO 9001, approche système, cartographie des processus
  • LTO OB, Organisational Behavior : étude des comportements dans un contexte organisationnel
  • LTO IHRM, International Human Resource Management : gestion des ressources humaines dans le cas d’entreprises multi-nationales

Semestre 2

  • Finance d’entreprise : actualisation du capital, décisions d’investissement, ROI, calcul de VAN
  • Comptabilité des Sociétés : écritures comptables, formalités de constitution des entreprises, augmentation de capital
  • Négociation : outils d’analyse des comportements (OCEAN, Analyse transactionnelle : Drivers, Préférences cervicales, PNL…)
  • E-Business : études de cas (webmarketing, e-commerce, fidélisation, affiliation…)
  • LTO AATI, Asian Australian Trade Issues : étude de chaque pays de d’Asie du Sud-Est, relations d’affaires en Asie, influence du confucianisme
  • LTO SM, Strategic Management : études de cas, stratégies en environnement hypercompétitif (différenciation, diversification, intégration…)
  • LTO IM, International Marketing : gestion d’un portfolio de produits à l’échelle internationale
  • LTO IE, International Economics : libre-échange, barrières douanières, stratégies de collaboration transnationale, politiques d’investissement, crises
  • LTO Business Project Kongzy : analyse de marché (demande, concurrence directe / indirecte) dans le cadre d’un projet de lancement d’une nouvelle gamme à l’étranger

Les enseignements préfixés d’un LTO correspondent à des cours donnés en partenariat avec l’université australienne La Trobe University, donc entièrement en anglais, avec une grosse partie du travail réalisée en e-learning.

À noter que je n’ai pas fait figurer dans ma liste les cours de langues, Anglais et Allemand pour ma part, qui m’ont occupés deux matinées par semaine. Et les quelques expressions-clés que j’ai placées en face de chaque enseignement n’ont pas vocation à être exhaustives. C’était d’ailleurs intéressant pour moi de faire le point sur ce que j’ai retenu de cette année ;)

En définitive, ce qu’on peut constater c’est que les enseignements en école de commerce sont plutôt généralistes. Ce Master est pour moi l’occasion d’aborder une vaste palette de sujets que je n’aurais pas approfondi par moi-même. Par exemple je suis content d’avoir découvert la finance d’entreprise qui m’a donné plus d’armes pour comprendre les enjeux sous-jacents de notre économie de marché.